Salle 2

Du Moyen Âge au XIXe siècle

( 1492 à 1900 )

Du Moyen Âge au XIXe siècle, le Tarn et la Garonne ont encouragé les échanges et favorisé le développement d’activités économiques tout au long de leurs cours. À des époques où le réseau routier était très insuffisant, la navigation sur les fleuves et les grandes rivières permettait d’assurer une grande partie des transports sur les longues distances entre Atlantique et Méditerranée.
En 1767, un auteur écrivait: «ces rivières ne sont pas navigables de leur propre fond, elles ne sont que par art au moyen de chaussées de pierre ou de bois qui retiennent les eaux et empêchent la rapidité de leur écoulement».
Pendant des siècles, elles sont un atout majeur dans l’expansion économique des pays qu’elles traversent. Toute une vie, toute une civilisation s’organise le long des rivières navigables.

Les transports de marchandises emprutent surtout les rivières
  • Il n’y avait aucun pont sur la Garonne entre Toulouse et Bordeaux, et un seul entre Gaillac et Moissac.
  • Le seul moyen pour franchir le fleuve ou la rivière était le bac ou des barques qui permettaient de le traverser.
Les bacs sur le Tarn jusqu'au XIXe siècle

Bacs_Cassini

 

Inondations de 1930 - Bac transportant des charrettes et du bétail - Villemur-sur-Tarn

Inondations de 1930 - Bac transportant des charrettes et du bétail - Villemur-sur-Tarn

Bateaux et Ports

Compte tenu des caractéristiques de la rivière les bateaux étaient de petite taille à faible tirant d’eau. Les yeux les plus avertis savaient reconnaître les gabares, les miolles,  les ramoneurs, les gabarits ou gabarits, et par surcroit les très nombreux radeaux de bois, les sardines de toutes longueurs. L’équipement des bateaux était des plus sommaire : Un gouvernail d’avant le picot, sorte d’immense rame de 1é à 18 mètres de long manœuvrée par 3 ou 4 hommes, un gouvernail d’arrière pas très efficace, des gaffes, des cordages, des rames, des planches, un mat parfois au centre du bateau portant un rudiment de voile au rendement très aléatoire.
Les ports nombreux étaient équipés de façon rudimentaire … / …
Ils étaient en général installés sur une rive concave où le courant rasait la berge et permettait l’accostage en toutes saisons.
L’équipement des ports devint un peu plus conséquent à la fin du XVIII e et au début du XIXe siècle … / …

Jean-Pierre GLEYZE - Le Tarn en majesté.

Les embarcations
Nomenclature des bateaux qui circulent sur le Tarn-et-Garonne
  • La Bien-Aimée à Sabatier Maître de Bateau à Villemur

    La Bien-Aimée à Sabatier Maître de Bateaux à Villemur

    Les plus courantes sont le gabarot et la gabare.

  • Les plus sommaires sont les radeaux ou cardines.
  • On trouve des bateaux plus gros tels que miolle, ramoneur, courreau, sapine, macalet, surtout en aval d’Auvillar.
  • Rarement Pontés, ces bateaux, dits «plats de cale» ont 10 à 25 m de long, 2 à 5 m de large, plus d’un mètre de tirant d’eau pour les plus gros.
  •  Les plus grandes embarcations s’appellent les «bateaux», ceux de taille moyenne s’appellent les gabares. Les plus petits souvent pris «en rencard», en remorque, le gabarot ou la rinougane.