Salle 1

Ausone indique que son intendant Philon naviguait sur la Garonne et le Tarn où circulait des bateaux de toutes formes.

+ausone

Ausone2 (310-395), poète romain : "Philon […] acatis, phaselis, intribus, stlatis, rate, Tarnim et garumnam permeat." - « Philon […] navigue sur le Tarn et la Garonne, dans des canots, des chaloupes à voile et à rames, des barques, des navires marchands à fond plat, ou sur des radeaux […]".
Extrait d'une lettre du poète Ausone (4e siècle) évoquant la navigation sur le Tarn et la nature des bateaux pour le transport des marchandises (sigillée de Montans, vin de Gaillac, froment, etc).
Parlant des Romains, il signale qu'ils naviguaient à la rame, parmi eux, les plus riches avaient des bateaux rapides appelés «fugaces»(1).
Pendant les mois d'hiver la rivière permet le flottage du bois. Grâce aux nombreuses forêts sur les coteaux des environs de Villemur, le bois est tiré jusqu'à la rivière pour être vendu dans les villes en aval. Il servait à la construction des maisons, des embarcations et surtout aux potiers et briquetiers pour alimenter leurs fours.

(2) Ausonne de son nom complet Decimus Magnus Ausonnus est né à Bordeaux vers 310 et mort dans la même ville en 395. L'empereur Gratien nomma Ausonne préfet du prétoire des Gaules, d'Italie, d'Afrique et devint son principal conseillé.

Ce sont les Romains qui implantèrent les premiers vignobles à Gaillac Ils utilisaient également le Tarn pour transporter des amphores de vin, et de la résine de pin.

Amphores gallo-romaines.

Amphores gallo-romaines.

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Un témoin précieux de la batellerie gallo-romaine

 

Cg13/MdAa/Chalans Rhône 3 © Remi Benali

 

Les études conduites par une vingtaine de chercheurs permettent de bien connaître ce bateau et son histoire.
Probablement construit dans les chantiers navals d’Arles au début des années 50 après J.-C., il s’agissait d’un chaland long et étroit destiné à naviguer dans la section inférieure du Rhône pour assurer le transport de marchandises.
Lors de son dernier voyage, il transportait un chargement de près de 30 tonnes de pierres calcaires prélevées dans les carrières de Saint-Gabriel (Ernaginum / Tarascon), à 15 km au nord d’Arles.
À destination d’Arles - pour l’aménagement de berges, la construction de monuments publics ou de domus - ou de la Camargue - pour la construction de villas agricoles -
le chaland a été englouti subitement dans les eaux du Rhône alors qu’il était probablement amarré.
Grâce à cet épisode, c’est aujourd’hui un ensemble unique au monde qui est présenté au musée départemental Arles antique et qui nous restitue, face au Rhône, un témoin précieux de la batellerie gallo-romaine.